Le Livre de ma mère – Albert Cohen

10 novembre 2015

Lectures

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Le Livre de ma mère est un roman autobiographique écrit par Albert Cohen en 1954.

 

I/ Résumé

Seul avec sa plume, Albert Cohen relate sa vie passée avec feue sa mère, alors récemment décédée. Il se remémore son enfance à Marseille, aux côtés de ses parents s’échinant à lui offrir une vie matérielle décente, ses études à Genève et son poste au Bureau International du Travail : loin de sa mère. Il décrit, avec une minutie et une sensibilité touchante, les gestes et mouvements de sa mère, ses paroles, ses sourires et ses pleurs. Albert Cohen peint le portrait d’une femme qui lui manque cruellement et qu’il regrette de ne pas avoir accompagné à la mort de celle-ci. Mêlant lyrisme et souvenirs, le Livre de ma mère est l’un des écrits majeurs de l’auteur et reste, à ce jour, « un livre unique et qui durera : la plus belle histoire d’amour » (Marcel Pagnol, de l’Académie Française, Combat).

 

II/ Petite analyse

Le livre de ma mère est une ode à l’amour maternel écrit dans les larmes d’un enfant séparé de sa mère. Albert Cohen, bien plus que de nous faire part de ses souvenirs et de sa tristesse, nous invite à réapprendre à aimer nos parents et notre mère, tout particulièrement, et à profiter de chaque once de leur amour. Le portrait que dresse l’auteur de sa mère nous fait nous-mêmes regretter de ne pas avoir connu celle-ci. Personnage naïf, attachant, potiche mais d’une sagesse unique, la mère d’Albert Cohen est décrite comme la seule femme que l’auteur n’aimera jamais : «  Amour de ma mère, à nul autre pareil ». L’auteur chancelle entre nostalgie et gaieté de ses souvenirs et dévoile ses derniers au lecteur ému avant de plonger dans un lyrisme empreint du regret  d’avoir mal agi avec sa mère, à certains moments de sa vie, ou de ne pas avoir pu assez profiter de sa présence : «  Ma mère est morte, morte, morte, ma mère morte est morte. Ainsi scande ma douleur, ainsi monotonement scande le train de ma douleur […] ».

Bref, partagé entre un rire léger et des larmes mélancoliques, le lecteur est invité à écouter le chant de mort d’un homme qui a perdu sa mère. Et l’auteur lui-même de nous rappeler que nos mères sont mortelles.

 

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